SON NOM

La dénomination de ce charmant village s'est modifiée à travers les âges : Montinium (en 1017) - Montiniacus (en 1086) - Montiniacum (en 1090) - Montigni ou Montigny (en 1550) - Montigny-lez-Lens (en 1815) et enfin, Montignies-lez-Lens, en 1845.

ORIGINES ET "SON HISTOIRE"

Durant la période romaine (57 avt J-C à 445 ap J-C), le pays de Lens, dont fait partie Montignies, était couvert par une vaste forêt charbonnière, ainsi dénommée à cause du charbon qu'on y faisait avec le bois de hêtre (charbon de "fau").

A cette époque, Bavay avait été choisie comme étant la capitale de la NERVIE. Au centre de cette ville, était placée une pierre à 7 faces dont  chacune correspondait aune voie romaine. 

La 1ère traverse nos contrées pour aboutir à Utrecht et fait la limite entre Montignies et Neufvilles. Cette route traverse ensuite Louvignies, Chaussée N.D., Graty, Hoves, Enghien, le Brabant et Anvers pour aboutir à Utrecht en Hollande. Elle est appelée "Chaussée Brunehault". Le nom de "Chaussée" (caussée) vient de "Caus", nom patois de "chaux", le matériau employé dans sa construction. Quant à Brunehault, c'est le nom de la reine, régente d'Autrasie (534-613) qui répara plusieurs voies romaines auxquelles elle laissa son nom.laplace-2

A cette époque déjà, Montignies produisait beaucoup de blé ; on y élevait également un nombreux bétail et d'importants troupeaux de moutons et de porcs qu'on fournissaità Rome. Est-il besoin de rappeler que Montignies-lez-Lens est devenu plus tard, le berceau de la race chevaline belge, de renommée mondiale ?

Au Moyen Age, Montignies faisait partie des localités appelées "Onze villes" qui fut donnée par la comtesse de Hainaut aux moines d'Hasnon à la fin du Xle S. Montignies en était d'ailleurs le chef-lieu et possédait un château féodal qui a laissé quelques vestiges de tours, souterrains, fossés d'enceinte... Ce n'est plus aujourd'hui qu'une ferme baignée par la Marquette. Ce château devint par la suite, la résidence des moines de l'Abbaye de Cambron-Casteau qui acquirent cette propriété et la relièrent à Cambron par un souterrain. Il en reste des vestiges dans la maison (rue Val de la Marquette) encore occupée il y a peu par la famille Decrucq-Permanne. Quant à la maison deferme du château, elle est actuellement habitée par Joseph Stennhaut. (Notons en passant que les fermes "Bourgeois" et du "Marais" (actuellement J. VERCRUYSSE) appartenaient également à l'Abbaye de Cambron).

Au temps de Croisades, Baudouin de Constantinople (4e Croisade) réunit un grand nombre de chevaliers de notre région pour aller délivrer le tombeau du Christ. Parmi eux, nous remarquons lechevalier EVRARD DE MONTIGNIES.l'Abbaye de Cambron-Casteau qui acquirent cette propriété et la relièrent à Cambron par un souterrain. Il en reste des vestiges dans la maison (rue Val de la Marquette) encore occupée il y a peu par la famille Decrucq-Permanne. Quant à la maison deferme du château, elle est actuellement habitée par Joseph Stennhaut. (Notons en passant que les fermes "Bourgeois" et du "Marais" (actuellement J. VERCRUYSSE) appartenaient également à l'Abbaye de Cambron).

Vint alors la période des "COMMUNES"^ 168-1384). C'est en 1246 que Marguerite de Constantinople, comtesse de Flandre et de Hainaut, accorda aux "11 villes" une charte importante réglant le droit de pâturage que les habitants desvillagesdeMasnuy, Jurbise, Erbaut, Erbisoeuil.Casteau (où il existe toujours la"rue des onze villes"), Lens, Herchies, Saisinne (hameau de Thieusies, route Reine de Hongrie-Thieusies), Nimy, Maisières et Montigny-lez-Lens, ontdans la forêt de Broqueroie et ce, moyennant une redevance qui était payée chaque année, le dimanche qui suit la St Jean, à la sacristie de l'église de Montignies, (origine probable de la ducasse du mois de juin) devant le mayeur et les échevins de Montignies. Cela prouve donc aussi que le pouvoir communal s'exerçait déjà à Montignies en 1246. (Au nom de l'abbaye d'Hasnon qui possédait ce fief).

lechateauN.B. : Cette charte est reproduite "in extenso" dans les aperçus historiques de l'Abbé Notté et de Frère Nicolas. Vous retrouverez l'intégralité de celle-ci dans la section 'Histoire' du menu'.e réglant le droit de pâturage que les habitants desvillagesdeMasnuy, Jurbise, Erbaut, Erbisoeuil.Casteau (où il existe toujours la"rue des onze villes"), Lens, Herchies, Saisinne (hameau de Thieusies, route Reine de Hongrie-Thieusies), Nimy, Maisières et Montigny-lez-Lens, ontdans la forêt de Broqueroie et ce, moyennant une redevance qui était payée chaque année, le dimanche qui suit la St Jean, à la sacristie de l'église de Montignies, (origine probable de la ducasse du mois de juin) devant le mayeur et les échevins de Montignies. Cela prouve donc aussi que le pouvoir communal s'exerçait déjà à Montignies en 1246. (Au nom de l'abbaye d'Hasnon qui possédait ce fief).


C'est au cours de la p
ériode Autrichienne (1714-1795) que l'Abbaye de St Denis fit construire la ferme du Parc (dont nous reparlerons plus loin) comme en témoigne le millésime figurant sur le clocher (1778-1779), la ferme Bourgeois où l'on payait ladîme (détruite en 1876), et lacure de Montignies (incendiée par les Allemands en 1914).Durant la p
ériode espagnole (1494-1714), sous Charles-Quint, une législation respectant les anciennes coutumes propres à la ville de Mons fut donnée au Hainaut et étendue à toute la contrée dont faisait partie Montignies. 
Les nombreuses guerres de Louis XIV (1667-1715), roi de France (le roi Soleil), permirent aux armées françaises d'occuper souvent notre région et de s'y distinguer par divers actes criminels : incendies, pillages, réquisitions...


La "petite histoire" de Montignies ne s'arr
ête évidemment pas à cette époque de l'Histoire. De nombreux autres faits héroïques montagnards illustrèrent les deux derniers siècles, mais il n'est pas possible de les relater dans ce fascicule.En 1789, sous Joseph II, parut une ordonnance de
suppression de nombreux édifices religieux : abbaye de Cambron, de St Denis, de St Ghislain, les Trinitaires de Lens...

LES CURIOSITES

L'église : On ne connaît rien de ses origines, mais elle pourrait remonter à St Martin, évêque de Tours au IVe S., qui en est le Patron.

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Dans l’histoire de l’église de Belgique (de « de Moreau"), on peut lire : Montignies-lez-Lens, paroisse du diocèse de Cambrai, doyenné de Chièvres, est cité dans tous les "pouillés" (registre des paroisses au XlVe S.) ce qui prouve l'existence d'une église à cette époque. Une boîte aux saintes huiles, disparue dans l'incendie de la cure en 1914, portait cette inscription : "Mr Guillaume CAPPEL, curé, 1616". (Originaire de Ladeuze et curé de Montignies).Dans les annales du Cercle Archéologique de Mons, nous apprenons que, sur l'emplacement de l'ancienne église, les religieux d'Hasnon et de St Denis firent bâtir une église d'ordre toscan. Le clocher est percé d'une porte plein cintre au-dessus de laquelle on lit 1791.

Le clocher abrite 2 cloches : une petite datant de 1820 et une grosse (900 Kg) de 1948.

A l'intérieur de l'église, on remarque les colonnes du vaisseau, en pierre taillée d'une seule pièce, les autels de la Vierge et de St Martin et les confessionnaux qui viennent probablement de l'abbaye de Cambron. La pierre octogonale des fonts baptismaux date du 16e S. Dans le pavement de l'église, nous découvrons de nombreuses dalles (12) datant de 1671 et allant jusqu'en 1776. On en découvre d'autres dans les murs de l'église et du cimetière. En ce qui concerne le mobilier, nous trouvons la statue de St Martin, et la chaire de vérité du 16e S. On peut aussi remarquer le tableau représentant la "Descente de croix".

En 1951, des travaux de restauration s'avérèrent nécessaires car il pleuvait dans l'église. Ils furent terminés en 1955. Quant à la restauration intérieure, elle fut confiée (de décembre 1955 à mars 1956) à divers artisans de la région dont plusieurs de Montignies : Jules Bette, François Berlanger, Franz Gilquin... Signalons en passant qu'une partie des fonds nécessaires ont été recueilli par les concerts de "Lutines". Nous ne reviendrons pas sur le presbytère reconstruit en 1919 et qui, avec son toit "mansard" que nous lui connaissons, est complètement entouré de murs. C'est là qu'habité Monsieur l'Abbé Hubert, curé de l'entité de Lens.

chapelleLes Chapelles

Elles sont nombreuses sur le territoire de la commune et d'intérêts différents. Nous ne pouvons les citer toutes. On dénombre, en effet 18 chapelles publiques dont la grotte N.D. de Lourdes, célèbre par son pèlerinage du 15 août, et 18 chapelles particulières.

Dans l'Histoire de l'Eglise de Belgique (de "de Moreau"), on      Le monument aux morts a été érigé après la guerre 14-18, à la mémoire des victimes de ce conflit, en face de la maison d'Alphonse Permane et amené en 1938 près de l'entrée principale du cimetière.

Le Moulin du Parc, construit sans doute par des moines en 1640, le long de la Dendre à la Roche, a été une véritable industrie communale. Son dernier propriétaire fut Désiré Peltier, dernier meunier du village.

Le château de la Marquette, occupé actuellement par Mr et Mme Yves COGELS, a été construit vers 1760 sur un terrain boisé dépendant du château fort. Du mobilier du château, il ne reste plus que 2 statues grandeur nature, oeuvre d'un montois (LERRICHE) qui travaillait à la manufacture de Sèvres. Dans le parc, se trouve un pilori acheté à l'abbaye de Cambron Mme MALHERBE (mère de Mr Jo. PREUD'HOMME, avant-dernier propriétaire du château) qui avait acheté ce bien en 1923.

La bibliothèque : Installée au "Cercle", elle fut fondée par Melle Hélène Preud'Homme et reconnue officiellement par le ministre en 1957. Au 1er février 1958, elle comptait 1232 livres et Melle Gisèle Brancart en prêtait, chaque semaine, une quarantaine. Après la fusion des communes en 1976, le secrétariat communal étant inoccupé, la bibliothèque y fut transférée. Elle est, actuellement, gérée par Mr André PECHER, dont le dévouement à toutes les causes ne saurait être assez souligné. Inutile de dire, dès lors, que la richesse en livres et leur location ont considérablement augmenté en quelques années.

La maison communale et les écoles furent bâties en 1870. Avant cette date, l'école se faisait au domicile des enseignants. En face de ces bâtiments se trouve l'école gardienne libre.

Le château d'eau, station de pompage, a été construit en 1950 sur les hauteurs des Bouloirs et envoie, avec ses 2 pompes, l'eau potable jusque dans les Flandres.

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AGRICULTURE

Montignies comptait encore en 1957, une cinquantaine de fermes. En 1991, il en reste une quinzaine. Certaines d'entre elles devraient, par leur style, retenir l'attention :

la ferme de Mr Georges ROCQ, petit ensemble clôturé de 1772, avec porche-colombier, cour trapézoïdale, logis bas à perron, remise à chariots et autres ustensiles agricoles, grange de 1796 ;

la ferme du Parc, (Mr VANDEVELDE) proche de la rivière, est un remarquable quadrilatère datant de 1778, ancienne dépendance de l'abbaye de St Denis en Broqueroie, dont les bâtiments sont dominés par une haute tour carrée en briques et pierres bleues, percée par un portail classique à arc cintré sous fronton triangulaire, avec colombier ;

la ferme du "MARAIS" (anciennement H. SEMETTE-J. VANDERMEULEN) occupée actuellement par Mr. J. VERCRUYSSE, qui appartient à l'abbaye française de Hasnon. Isolée, cette ferme forme un vaste quadrilatère de la fin du XVIIIe S., exceptionnel par l'homogénéité de ses constructions. Elle est signalée par une tour-colombier carrée à 3 niveaux gardant un porche à linteau droit sur cintre surbaissé harpe de 1790. Le logis, de type tournaisien est à double corps et la grange est épaulée de contreforts.

Villages limitrophes  -   Cambron-Saint-Vincent, Chaussée-Notre-Dame-Louvignies, Neufvilles, Lens, Masnuy-Saint-Jean et Masnuy-Saint-Pierre

Quartiers de Montignies Lez Lens   -   Bouloirs, Cavée, Hubermont, Long Pont, Marais, Parc, Patte, Quesniau, Rallonges, Rasteleurs, Roche, Val de la Marquette