GEOGRAPHIE DE MONTIGNIES-LEZ-LENS

 

Au cœur d'un territoire paysager très diversifié, le village de Montignies-lez-Lens s'implante principalement dans la vallée et sur le versant ensoleillé de la Marquette. Ce ruisseau, formé par la confluence de trois petits cours d'eau qui se rejoignent en séquences rapprochées, se jette dans la Dendre orientale à l’endroit où cette dernière opère une nette courbure vers le nord.

 

Le réseau hydrographique, particulièrement dense sur le territoire de la localité, initie un relief spécifique et donne un paysage type tant aux vallées principales, celle de la Dendre et celle de la Marquette qui lui est perpendiculaire, qu'aux secondaire.

 

La Dendre Orientale à MontigniesLa première vallée, celle de la Dendre, est d'abord assez large et longée par un épais cordon arboré depuis Lens, qui forme à la fois le lien et la césure entre les deux localités et leur offre ainsi un environnement vert de grande qualité. La rivière se rétrécit à l'approche de la confluence, au lieu-dit les Bouloirs où le paysage se modifie et est caractérise par des prairies valonnées bien préservées. 

 

Ces dernières, parfois très encaissées, sont parcourues souplement par le cours d'eau et plantées d'arbres isolés ou de bosquets sauvages.

 

La seconde vallée, parcourue par le discret ruisseau de la Marquette, révèle des versants accentués au cœur du village, après la réunion des trois courants venant de l'est du territoire. Les coteaux en sont bien perceptibles au long des sentiers et des rues transversales relativement pentues Qui relient le haut du village à la vallée.

 

Quant aux petits courants d'eau secondaires, dénommés ruisseaux de la Coulturelle, de Brincheuil, et du Bois d'Irchon, ils dessinent eux aussi des vallons, plus ténus, tout en irriguant les prairies qui les accompagnent. Les deux derniers entaillent cependant les terres de manière plus marquée à l'approche du Val de la Marquette.

 

Outre les prairies qui occupent la périphérie du bâti et suivent les parcours des différents cours d'eau, formant ainsi une couronne plantée de bosquets ou de saules au village, le territoire de Montignies est couvert de vastes cultures.

 

Rue du Chêne, au centre de Montignies

Établi le long de là route de crête menant de Lens à Soignes, le village occupe un petit promontoire, formé par la confluence des deux cours d'eau, il s'étire depuis la rupture de pente Jusqu'au plateau. Installée à la charnière entre prairies et champs, la localité se trouve à l'entame du vaste plateau agricole dont la frange largement ouverte côtoie directement le bâti au nord.

 

Là les champs s'étendent à perte de vue, contrairement au reste de la ceinture, plus vallonnée, visuellement plus fermée et arborée.

 

Le bâti s'étire ainsi depuis les Bouloirs et le Long Pont avant de se dédoubler dans le fond de la vallée de la Marquette, le long de la rue Basse. Deux rues étroites relient les parties haute et basse et dévalent le coteau relativement abrupt où s'étagent quelques habitations. Trois sentiers complètent le réseau de circulation interne du village. Relativement dense dans le centre, le bâti s'égrène de manière de plus en plus lâche, le long de quelques voies secondaires comme celle menant au Quesniau. Là se dispersent de rares petites fermes, au cœur de prairies légèrement vallonnées et plantées de saules ou de peupliers. 

les bouloirs

 

Plus éloignées, et principalement proches de la Dendre, ce sont les grosses fermes en quadrilatère qui, bâties à mi-pente, s'isolent au milieu de leurs terres. 

 

Quant aux fermes moyennes, clôturées ou semi-clôturées, elles se sont installées en lisière du village, a proximité immédiate des zones agricoles cependant. Enfin, quelques anciennes fermes en long, plus petites, se mêlent aux habitations au sein même du village Ce dernier se regroupe autour de l'église, entourée de son cimetière, dont la position dominante offre un pôle visuel à la localité. 

 

Les voiries, encore souvent pavées jusqu’à la réfection de la routes (2010-2011), serpentent souplement et s'élargissent aux carrefours, ouvrant les perspectives à l'intérieur du village. L'élargissement de la rue Degauquier, au débouché de la rue des Écoles, ouvre ainsi un long espace triangulaire faisant office de place dont l'intérêt urbanistique est renforcé par la morphologie du bâti qui présente une homogénéité de gabarit. Une seconde place de même forme se dégage dans la rue Basse, mais est moins structurée par le bâti. Les abords de la voirie, constitués de nombreux murs de propriétés ou de haies et de talus définissent également là qualité des espaces publics, relativement clos. 

Château de la marquette

Hormis les anciennes fermes en long, ce sont les habitations, basses ou à étage, rurales ou de type urbain, qui constituent l'essentiel du centre de la localité. La plupart,

 établies souplement le long des voiries, sont édifiées en mitoyen mais en décrochements, ce qui confère une dynamique vivante au déroulé du bâti. Elles sont le plus souvent parallèles a là voirie, hormis sur les coteaux ou elles adoptent plus volontiers l'implantation perpendiculaire. En résultent un étagement et des décrochements de volumes à toitures de tuiles anciennes particulièrement intéressants depuis la rue des Chênes, par exemple.

 

Un château, établi a l'entrée du village, un ensemble civil qui regroupait autrefois l'école et la maison communale et quelques potales ou chapelles complètent l'éventail architectural de Montignies. L'ensemble, construit en brique, pierre de taille et moellons de calcaire pour les bâtisses les plus anciennes, relève généralement des 18e et 19e siècles.

 

De nombreuses rénovations menées dans la 2e moitié du 20e siècle entachent quelque peu la qualité architecturale du village dont les bâtisses conservent cependant une réelle cohérence volumétrique.