Patrimoine architectural

 

Particulièrement bien mise en valeur par sa position dominante et son implantation dans un angle de la place, l'église paroissiale Saint-Martin est entourée de son cimetière emmuraillé qui lui offre un enclos préservé. Accessible par quelques marches et une allée pavée, cet édifice de style classique homogène et de proportions harmonieuses a été érige en 1791 comme le rappelle le cartouche placé au-dessus du portail. Ce dernier présente une baie d'imposte à la menuiserie ancienne et est surmonté d'un petit bas-relief gothique, illustrant le saint patron du lieu et récupère de l'église antérieure.

 

Dans le cimetière, quelques croix en fonte voisinent un calvaire ouvert du 19e siècle, tandis que te mur de clôture du cimetière préserve plusieurs dalles funéraires de la 1e moitié du 18e siècle. Tout proche et lui aussi abrité des regards par un haut mur, le presbytère est une construction solide, ample et basse, datée par ancres de 1774. Il illustre parfaitement le style tournaisien par ta modénature de ses fenêtres dont l'encadrement alterne brique et pierre calcaire. Bel exemple d'architecture classique, ce double corps sous Mansart d'ardoises possède deux façades identiques, ce qui confirme le grand soin apporté a sa conception. D'autres habitations, comme au n° 2 de la rue des Lilas, ou des logis de ferme se sont eux aussi inscrits dans ce courant stylistique du 18e siècle, et plus spécialement ici dans la 2e moitié du siècle. Le corps de logis de la ferme établie a flanc de coteau dans la rue du Chêne, au n° 20, en est un bel exemple.

 

Daté de 1772 au linteau de la porte, il est construit sur caves hautes et s'insère dans un ensemble clôturé élevé en brique et moellons de calcaire encore blanchis. Regroupe autour d'une cour pavée et accessible par un porche colombier, l'ensemble est refermé par une imposante grange en long datée de 1796 au pignon. Au n° 34 de la rue des Écoles, une ancienne ferme en long, également badigeonnée, présente des fenêtres de style tournaisien au rez-de-chaussée, tandis que l'étage est éclairé de baies à encadrement de bois. Particulièrement bien préservée, cette bâtisse affiche une sobriété de traitement et une belle lisibilité de ses fonctions d'origine.

 

Plus imposant, le corps de logis de la ferme du Marais témoigne avec prestance du même style tournaisien et de l'ampleur de certaines fermes de Montignies-lez-Lens. Ancienne dépendance de l'abbaye française d'Hasnon, ce remarquable quadrilatère installe au cœur de ses terres est un ensemble homogène, daté de 1790 sur la clé d'arc du porche colombier ouvrant sur une grande cour. Au fond de celle-ci, le double corps de logis bas ne compte pas moins de treize travées de baies prises entre deux bandeaux. Accompagne de dépendances heureusement encore blanchies, il constitue un des fleurons architecturaux de l'entité.

 

Toute proche et tout aussi imposante, la ferme du Parc est classée comme monument depuis 1978, Bâtie en contre-haut de la Dendre et accompagnée d'un ancien moulin a eau, cette ferme en quadrilatère édifiée en 1778 relevait jadis de l'abbaye de Saint-Denis en Broequeroie. Dominées par la haute tour porche, frappée aux armes de l'abbé Dom Martin et visible au loin dans le paysage, les différentes composantes présentent une belle homogénéité de gabarit et de traitement à laquelle contribue la couleur rouge des menuiseries. Des corps d'étables, rythmés par tes portes sous oculus et par les lucarnes passantes, ferment la cour sur deux côtés, tandis que le logis de tradition classique, sans doute construit en deux temps, et la vaste grange remaniée en 1832 en occupent les deux autres.

 

Edifié à l'entrée du village et accompagné d'un jardin en terrasses emmuré et étale sur le coteau, le château de la Marquette, également appelé château Cogels, est une belle gentilhommière de style Louis XVI tardif. De proportions harmonieuses, il a été construit dans le dernier quart du 18e siècle et deux dépendances en retour d'équerre complètent le corps principal bâti en retrait. Le style classique évolue progressivement dans le 1er tiers du 19e siècle et s'illustre ici comme ailleurs par des habitations dont la façade, striée de bandeaux, présente des baies quadrangulaires. L'habitation établie en retrait au n° 10 rue de la place et datée de 1809 par ancres en façade en témoigne au centre du village.


 
Plus avant dans le 19e siècle, ce sont les habitations et autres logis de ferme qui adoptent le style néo-classique, sobrement interprété ici. C'est le cas pour certaines bâtisses de la Place, ou au n° 31 de la rue des Écoles, ou encore pour la maison bourgeoise discrètement implantée à la rue du Long Pont, au n° 1. Bâtie au milieu d'une propriété emmurée, elle est précédée d'un petit jardin formel composé de parterres fleuris.

 

Plus tardive mais encore teintée de néoclassicisme dans les ailes basses, l'ancienne maison communale et l'école donnent une identité particulière, par leur typologie et leur présence marquante dans la rue des Ecoles. Accompagnée d'un préau accolé à un petit bâtiment à front de rue ménageant autrefois une des nombreuses pompes du village, elle affiche également une certaine prestance.