L'Eglise Saint Martin

 ImageNous ne connaissons rien de ses origines. Elle pourrait remonter à St. Martin, qui en est le patron. 

D'après certains témoignages de bonne foi, elle pourrait remonter à St Martin, évèque de Tours, IVe siècle, qui est est le patron. Dans le livre 'l'histoire de l'église en Belgique' de Moreau, en page 308 du tome complémentaire (1948), on peut retrouver "Montignies lez lens, Paroisse du diocèse de Cambrai, Doyenné de Chièvres" qui est cité dans les "Pouillés" (Registre des paroisses au XIVe siècle). Par ailleurs, une boite aux Saintes Huiles, disparue lors de l'incendie de la cure en 1914, portait cette inscription : "M.Guillaume Cappel, Curé en 1616....."

 

Le bas-relief du clocher comme le patronyme de l'église rappelle que l’évangélisation des campagnes est l'œuvre de St Martin, évêque de Tours au 4è s. 

En 1090, Gérard II évêque de Cambrai concède le premier autel de Montignies à l'Abbaye St Pierre d'Hasnon en France. 

Dans les Annales de 1862, conservées au Cercle archéologique de Mons, on lit au Tome IX page 155 que sur l'emplacement de l'ancienne église dont les matériaux de construction ont servi naguère à clôturer le cimetière, les religieux d'Hasnon et de St Denis, décimateurs du village (à qui revenait le droit de percevoir la dîme), sous l'administration de Maître Hénaut de Roisin, Curé, licencié en Théologie de l'Université de Louvain, firent bâtir une église d'ordre toscan, ayant 3 nefs et 4 travées. L'ordre toscan, en architecture, se caractérise par des voûtes en briques à la romaine, des colonnes inspirées du style dorique grec mais avec chapiteau plus sobre et base surélevée par un socle. 

Devant le seuil d'entrée, se trouve une grande dalle funéraire fortement usée par le passage des fidèles (aigle impérial ??). Elle aurait appartenu à la famille des Seigneurs de Montigny et, à ce titre, est antérieure à 1570, date à laquelle le dernier représentant, Floris de Montmorency, meurt à Ségovie en Espagne, où il d'est rendu auprès de Philippe II pour implorer du roi la grâce du Comte de Hornes, son cousin. A peine arrivé, il sera lui aussi incarcéré et décapité. 

Le clocher est percé d'une arcade en plein cintre, au dessus de laquelle la pierre dédicatoire porte le chronogramme 1791* La partie inférieure      de la tour, fermée de portes à battants, fait office de porche. Le clocher abrite 2 cloches: la plus petite date de 1820, la plus grosse de 1948 pèse 900 Kgs pour un diamètre de I m 20. Elle remplace celle de 1806 enlevée en 1945 par les Allemands. Elle était richement ornée: un Christ en croix avec Marie Madeleine à ses pieds sur une face, une Vierge portant l'Enfant Jésus dans ses bras sur l'autre. La nouvelle porte l'inscription que tu pleures nos deuils, que tu chantes nos joies, toujours ta voix est douce, Marcella.

L'église a 32 m de long et 15 m de large. Ses colonnes sont monolithes. 

Les fonts baptismaux (16è s) sont placés dans le chœur, ils ont la forme d'un ciboire avec cuve octogonale. Les 8 cotés correspondent aux préceptes de la vie chrétienne: foi, espérance, charité, contrition, force, prudence, justice et tempérance. 

Le mobilier en chêne provient de l'Abbaye de Cambron. Il comprend la chaire de vérité (16ès) reprise à l'Inventaire des objets d'art et antiquités du Hainaut, les confessionnaux et les autels de la Ste Vierge et de St Martin. 

  La donation de St Martin, en bois polychrome (15 è s), représente l'épisode légendaire du manteau. Soldat de la garde impériale, Martin rencontre un pauvre éclopé, a moitié nu. D'un coup de glaive, il partage avec lui son vêtement. La nuit suivante le Seigneur l'interpelle et lui dit tu m'as donné la moitié de ce que tu possédais je te demande maintenant le reste. Bien conservée, cette œuvre remarquable a prit part à l'exposition d’art religieux diocésain. 

ImageLa statue de St Eloi est le patrimoine d'une confrérie locale très dynamique. 

Eloi vivait au 6è s. Il était orfèvre et trésorier des rois Clotaire et Dagobert. Il succéda à St Médard comme évêque de Noyon-Tournai. Patron des métallurgistes, des maréchaux-ferrants, des fermiers, des agriculteurs et des éleveurs, son image se retrouve jusque dans les étables et les écuries. 

Parmi les objets précieux, l'ostensoir sert à présenter l'hostie. Pour matérialiser son corps eucharistique, le Christ a choisi le pain, nourriture terrestre, fruit des épis de la terre et du travail de l'homme. 


La chapelle du Calvaire est une des 35 répertoriées en 1957par l'Abbé Notté. Elle se trouve dans le cimetière. Grand Christ en bois rompant les chaines.
 

Deux curieuses, épitaphes (I8è s) ont fait l'objet de recherches ésotériques : celle de Pierre François Loir, maçon, illustrée d'une truelle et d'une rose, et celle de Paul Philippe Carlier, laboureur, décorée d'une herse relevée. 

Le presbytère bâti en 1774 par les religieux d'Hasnon et de St Denis, possédait un magnifique escalier en chêne et un beau mobilier. Il fut incendié en 1914 en représailles, par les Allemands. La Bible du 16e s, un tableau de Maître du 15è s représentant la Fuite en Egypte, les manuscrits et les archives, ainsi que la précieuse boite aux Saintes Huiles de 1616 furent la proie des flammes et à jamais perdus. 

Les colonnes du vaisseau sont en pierre taillée d'une seule pièce, les soutes sont de briques en plein cintre, (remises à nu en 1955-56), les soubassements extérieurs sont en pierre et le reste en brique, les autels de la sainte vierge et de saint martin et très probablement les confessionnaux viennent de l'abbaye de Cambron, la pierre des fonts est octogone et son pied est de la même forme,  cet ouvrage peut remonter au xvi e siècle, mer le curé canivet (1851-1878) a fait restaurer deux reliquaires en argent dont l'un, gothique, renfermant une relique de st, martin et l'autre, de la renaissance contenant une relique de St.Come et St. Damien. 

Ces saints avaient autrefois un autel dans l'église et les religieux de Cambron y venaient en pèlerinage. 

La boîte au saintes huiles était précieuse ; elle représentait un bâtiment ayant ses ses cheminées, sa toiture percée de 4 fenêtres, st elle portait l'inscription : "m.. Cappel guillaume, igigj" ce guillaume Cappel était originaire de Ladeuze et curé de Montignies, 

Dans le pavement de l'église nous trouvons des dalles avec inscriptions :

 

  • Fran,,. Raucq décédé                        le 9-11-1709
  • Pierre Béart      "                                 le 25-11-1737
  • Pierre Paillot   "                                   le 2-3-1739
  • Martin Trivier    "                                 le 10-2-1776
  • Joachim François Duhen "                le 3-8-1743
  • Marie-Marguerite Carlier   "               le  176??
  • Jacques Vambré, curé  "                   le 14-4-1728
  • Luc  de St Moulin  "                            le 17-10-177?
  • Lucas Bastenier  "                              le 4-10-1671
  • Adrien Carlier  "          l                       le 6-3-1742
  • Jacques Cattier  "                               le 22-8-1741
  • Paul Orrenge                                     ????

 il en est de même dans les murs de l'église et du cimetière; nous y trouvons une vieille croix de pierre et des épitaphes encastrées.

 1.1.1   Le mobilier

 La statue de St. martin et la chaire de vérité seraient du xvi e siècle, d'après flr soil de Morialmë (inventaire des objets d'art et d'antiquité du Hainaut) ...

 A remarquer aussi le tableau représentant la descente de croix,

 En 1951, la restauration de la toiture et du clocher s'avéra absolument nécessaire. il pleuvait dans l'église ... les autorités communales et fabriciennes entreprirent les démarches ad hoc auprès des autorités supérieures qui n'aboutirent qu'en 1954. Les travaux furent adjugés à Mr. Van roy, entrepreneur à Aulnois, pour la somme de 338.585 Fr 20. Ils furent terminés en avril

1955. la restauration intérieure s*imposait elle aussi. Elle fut faite de décembre 1955 à mars 1956. 

  • Décapage de la voûte : jules bete de Soignies.
  • Vitraux : Massy-Lechantre de Tournai.
  • Orgues : Joris de Hasselt.
  • Electricité : François Berlanger de Montignies.
  • Peinture : Franz Gilquin de Montignies.

 Cette restauration a coûté 161.358 frs.

 Pour rappeler la grande grâce de la mission de mars 1957 la tour fut dotée d'une horloge sonnant les heures, les demis et l'angelus. L’installation fut exécutée par Mr. r. Boël de Templeuve pour la somme de 28.440 frs. (les fonds nécessaires, comme ceux de l'installation électrique de l'église et de la restauration du calvaire furent recueillis par les concerts des lutines).

En janvier 1958, l'ambassade de Grèce de Bruxelles a fait don à l'église d'un reliquaire contenant un morceau du voile de la Ste vierge, une relique de st. joseph et de st. jean Berghmans.

1.1.2   le presbytère

Il fut bâti en 1774 par les religieux d'Hasnon et de St.Denis et incendié par les allemands le 25-9-1914. Il possédait un bel escalier en chêne dans le corridor donnant accès à l'étage.Pierre funéraire d’Adrien Carlier (censier et « Mambour » des pauvres), de son épouse Marie Philippinne Fostier et de leurs enfants (XVIIIe siècle). Il fut reconstruit en 1919, avec le toit mansard que nous lui connaissons. Le mur en pierres entourant la propriété a été restauré en 1955 en même temps que l'église.

Dans les annales du cercle archéologique de mons (Tome IX, Page 155, de 1869) nous pouvons lire : "Sur l'emplacement de l'ancienne église (Comment-a-t-elle été détruite, nous l'ignorons) dont les matériaux de substruction ont naguère servi à clôturer le cimetière, les religieux d'hasnon et de St denis décimateurs du village, sous l'administration de maître Henaut de Roisin, curé, licencié en théologie de l'université de Louvain, firent bâtir une églies d'ordre Toscan, ayant trois nefs et quatre travées, avec 9 mètres pour le choeur, 19 mètres pour le vaisseau et 4 mètres pour le clocher, en longueur et, en largeur, le coeur 6 mètres 30, le vaisseau 15 mètres et le clocher 4 mètres.

Le clocher rentre d'un tiers dans le vaisseau, il est percé d'une porte en plein-cintre au dessus de laquelle on lit : "En Cordibus Excelso Vovemus." (1791).

Sous le porche de l'église se trouve une dalle remarquable avec des écussons, Aigles impériales usées. Elle semble avoir appartenu a la famille des seigneurs de Montignies, au XVI siècle.

Le clocher est surmonté d'un dôme à 4 pans, il abrite deux cloches : Une petite datant de 1820 et une grosse de 1948.

Les colonnes du vaisseau sont en pierre taillée d'une seule pièce. Les soutes sont de briques en plein cintre (remise à nu fin des années 1950). les soubassements extérieurs sont en pierre et le reste en brique.

LE CIMETIERE

Il entoure l'église, possède une belle chapelle du calvaire (restaurée en 1957), une vieille croix de pierre. Une pierre-épitaphe est encastrée dans le mur de l'église avec comme inscription : "Pierre-François Loir, Maçon, mort le 8 mars 1779 et son épouse Marie Waudru Cardinal décédée le 20 décembre 1742".Trois autres le sont dans le mur extérieur du cimetière, avec les inscriptions suivantes : "Paul Philippe Carlier, laboureur + 12-1-1742" - "J. Bte St Moulin, Charron, + 16-11-1750 et son épouse Marie Barbe de Cheure + 4-6-1735" - "Pierre Paillot, + 11-3-1739 et son épouse Marie Dartois + 24-5-1776".

 

De nos jours, les inhumations, y sont exeptionnelles (caveaux de familles,...).  Un nouveau cimetière de Montigniez lez lens a été a érigé à la sortie du village, rue du Quesniau et a été inauguré en 2006.

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